Après notre petite semaine chilienne, nous débarquons directement dans les hauteurs du Pérou, à Cusco (3400m d’altitude). La ville, ancienne capitale de l’empire inca, sert de point de départ pour se rendre au Machu Picchu, la légendaire cité inca classée parmi les sept nouvelles merveilles du monde. Sujets au vertige, s’abstenir !

Machu Picchu, le berceau de la civilisation inca

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Cusco est située dans la région éponyme, qui compte à l’heure actuelle un peu plus d’un million d’habitants. Elle est située à 3400m d’altitude, ce qui peut parfois causer des problèmes aux voyageurs qui débarquent au Pérou directement par Cusco (le fameux soroche, le mal des montagnes).

D’après la légende, la ville, qui signifie nombril du monde en quechua, fut dessinée par Manco Capac, qui lui donna une forme de puma à tête de faucon. Considérée comme une des plus belles villes d’Amérique latine, elle est désormais un haut-lieu du tourisme sud-américain, avec pas moins de 700 000 visiteurs par an.

Comparativement à l’époque où elle était capitale de l’empire inca, la ville a subi maintes transformations : tout d’abord, après la conquête espagnole, où les édifices incas furent pour la plupart rasés, ensuite, par les nombreux tremblements de terre, dont celui de 1950 qui fit s’effondrer les principaux édifices. Toutefois, ce dernier permit de révéler de magnifiques murs incas, dissimulés derrière les parois des églises.

Aujourd’hui, la ville, divisée entre la région pauvre annexe et le centre riche, reste une ville incontournable pour les touristes. Victime de cet essor touristique, il est désormais impossible de ne pas se faire harceler lorsque l’on s’y ballade. La petite criminalité a également explosé, et le voyageur avisé évitera donc de se balader dans la périphérie, et gardera la main sur son sac !

L’acclimatation pour les nuls

Après deux vols paisibles depuis le Chili, nous voici arrivés à Cusco. Le premier contact est rude : difficile de ne pas perdre son souffle en montant les quelques escaliers de l’aéroport ! Notre hostel a failli à son devoir et personne n’est présent pour nous amener directement à bon port. Nous nous tournons donc vers un taxi officiel, plus cher que les taxis négociés dehors, mais qui a le mérite d’être garanti sans kidnapping (une pratique de plus en plus courante au Pérou).

Une fois arrivés, nous récupérons notre chambre, qui tient plus d’une chambre de monastère qu’autre chose (porte qui ne ferme pas, fenêtre qui ne ferme pas, et l’impression de participer aux conversations des gens de passage dans la cour), et sirotons notre premier mate de coca, le thé aux feuilles de coca qui aide à soulager le mal d’altitude.

Nous partons ensuite explorer les alentours immédiats (premier jour = take it easy), et trouvons un petit restaurant, le Divina Rosa, qui ne paie pas de mine et qui propose un menu du jour très sympathique pour la modique somme de 10 soles, soit environ 3 euros. Le menu est composé de papa a la huancaina, des sortes de frites (cuite une seule fois, un peu sèches) accompagnées de sauce aji, suivi d’une soupe de quinoa, d’un plat au choix (dans notre cas, un quinoto de champignons, version péruvienne du risotto avec du quinoa), d’une limonade et d’un dessert. Et pour couronner le tout, c’est véritablement excellent ! Une belle entrée en matière dans la cuisine péruvienne 🙂

 

Le lendemain, après une nuit très difficile – insomnie, qui touche 78% des voyageurs la première nuit en haute altitude – nous partons explorer la ville en mode escargot. Le temps n’est pas de la partie, et des orages sont annoncés dans la journée. Après avoir visité la Plaza de Armas (la grand-place version sud-américaine : chaque ville en possède une) et alentours, nous partons nous réfugier au musée du cacao, puis au musée du café, très sympas, surtout qu’ils sont gratuits (si l’on omet la gourmandise de certaines personnes, hum).

Après ces quelques petites visites, nous décidons de retourner au restaurant près de l’hostel, car nous ne sommes pas encore assez frais que pour marcher des kilomètres à la recherche du restaurant parfait. Une nouvelle fois, nous sommes ravis ! Cette fois-ci, nous avons droit à du maïs et fromage, une soupe de légumes et pommes de terre relevée aux épices péruviennes, et au lomo de alpaca, tout simplement excellent, le tout toujours facturé dix soles. Définitivement une adresse qui vaut le détour à Cusco !

 

Le Machu Picchu

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Le Machu Picchu est une cité inca située à 2430m d’altitude, datant du 15ème siècle. Elle fut construite en 1450, mais abandonnée un siècle plus tard, lors de la conquête espagnole. Elle ne fut jamais découverte par les espagnols, et bien que connue par les habitants de la région, elle ne fut connue du monde entier que lorsque l’historien américain Hiram Bingham publia un reportage photo dans le National Geographic.

Aujourd’hui emblème de la civilisation inca, elle a été réaménagée afin que les voyageurs du monde entier puissent en capturer la structure. Elle fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1983, et est classée parmi les 7 merveilles du nouveau monde depuis 2007.

Comment se rendre au Machu Picchu?

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Pour se rendre au Machu Picchu, il existe plusieurs solutions, et il n’est pas simple de s’y retrouver lorsque l’on ne passe pas par une agence ! Je vous propose donc un petit résumé des différentes possibilités, qui épargnera à ceux d’entre vous qui s’y rendront un jour de devoir déchiffrer le casse-tête péruvien qu’est la visite du Machu Picchu.

Prérequis : les billets d’entrée

Tout comme vous, de nombreux voyageurs rêvent de voir la cité inca, et ce depuis de nombreuses années. Le tourisme excessif a eu pour conséquence une dégradation du site, ce qui a obligé le gouvernement à restreindre le nombre de visiteurs par jour. Inutile de vous rendre sur le site sans vos billets, vous ne pourrez pas rentrer ni en acheter sur place !

La meilleure solution est de réserver vos billets via le site officiel. Vous aurez alors à choisir une date, et le type de billet.

MISE A JOUR JUILLET 2017: attention, dès le 1er juillet 2017, de nouvelles règles seront d’application pour l’accès au site. Sous la pression de l’UNESCO qui réclame une limitation du nombre de visiteurs par jour à maximum 2500, le gouvernement péruvien a établi de nouvelles règles afin de préserver le site.

  • dorénavant, il faut choisir un billet pour le matin (6h-12h) ou l’après-midi (12h-17h30);
  • il faut obligatoirement passer par un guide officiel, on ne peut plus explorer librement le site;
  • le site se visite selon 3 circuits établis, et seulement ces 3 circuits;
  • le trek du Huayna Picchu doit être terminé en 3h ou 4h, selon que vous comptez faire le temple de la lune ou non;
  • il n’est plus permis de ré-entrer sur le site une fois que l’on en sort;
  • les billets sont limités à 5940 billets par jour, tous types confondus.

Lorsque l’on lit entre les lignes, on constate que le gouvernement péruvien n’a pas répondu aux demandes de l’UNESCO. Au lieu de limiter le nombre de places disponibles, ils l’ont pratiquement doublé (3800 places officielles avant le 1er juillet, contre 5940 à partir du 1er juillet), imposent un guide officiel qui prendra en charge un maximum de 16 personnes, et empêchent les gens de retourner sur le site (alors que les seules toilettes se trouvent à l’extérieur, tout le monde se demande comment ils vont régler ce problème); bref, ils ont juste trouvé un moyen d’engranger encore plus de fric sous couvert de protection du patrimoine … scandaleux !

Je vous conseille vivement d’y aller le plus tôt possible, avant que les règles ne durcissent encore – les règles stipulent une révision d’ici 2 ans.

Billet Machu Picchu

C’est le billet de base, qui permet de visiter la cité dans ses moindres recoins.

Billet Machu Picchu + Huayna Picchu

Ce billet, en plus de l’accès au site, permet de grimper la montagne Huayna Picchu qui surplombe les alentours et offre de magnifiques panoramas sur les alentours. Attention toutefois, cette ascension est classée parmi les randonnées les plus dangereuses au monde, en raison des nombreux accidents qui s’y produisent. En plus d’une bonne condition physique (randonnée en altitude), il vaut mieux avoir le vertige bien accroché, car la descente est loin d’être de tout repos, comme vous pouvez juger sur cette image (je n’ai pas pris de photo dans l’autre sens, je préférais éviter de me retrouver dans le fond de la vallée) :

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Billet Machu Picchu + montagne

C’est la version warrior du Machu Picchu. Ici, il faut être au niveau alpiniste pour entreprendre l’ascension, mais ceux qui s’y risqueront seront récompensés par le plus beau panorama du Machu Picchu qui existe (celui que l’on retrouve généralement sur les cartes postales).

Oui, mais je ne sais pas quand j’arriverais au Machu Picchu. Je dois renoncer ?

Si, tout comme nous, vous avez du mal à estimer votre date d’arrivée, il vous sera difficile de réserver des billets. Pour notre part, nous avons modifié notre itinéraire de manière à atterrir dans la région à une date bien précise, mais si ce n’est pas possible, sachez qu’il est possible d’acheter des billets sur place, à Aguas Calientes. Toutefois, vous ne pourrez acheter que le ticket de base, et vous devez être conscients qu’il pourrait ne plus y en avoir !

Accèder au site

Le mode full confort : le train direct

Depuis Cusco, il est possible de prendre un train qui se rend directement à Aguas Calientes (renommé récemment pueblo del Machu Picchu, le village du Machu Picchu) à partir de la gare de Poroy, situé à 20 min en voiture du centre de Cusco. Le seul hic, c’est que c’est une solution très coûteuse. Deux compagnies opèrent la ligne, Peru Rail et Inca Rail ; les prix sont similaires. Ce sont des trains de luxe, à bord desquels on sert une boisson et une collation, et où l’on trouve des bonbonnes d’oxygène dans chaque wagon. C’est la solution que nous avons partiellement choisie : train direct jusqu’à Aguas Calientes, et train retour jusqu’à Ollantaytambo (voir ci-dessous).

Le mode semi-confort : train à partir d’Ollantaytambo

Pour économiser une partie du billet de train, il est possible de se rendre à Ollantaytambo depuis Cusco via taxi, collectivo ou bus. Le taxi revient à environ 50 soles, le collectivo à 10 soles, et le bus 3 soles. La dernière solution est déconseillée : en plus d’être pénible, c’est loin d’être la façon la plus sûre de s’y rendre, particulièrement en backpack.

Pour notre part, nous avons trouvé un hybride taxi-collectivo pour notre trajet retour (15 soles par personne, avec 4 passagers au lieu des 12 du collectivo). Cette solution est idéale pour apprécier pleinement les paysages magnifiques de la vallée sacrée, comme vous pourrez le constater plus loin dans l’article.

Le mode aventurier : trajet à pied le long de la voie ferrée depuis Ollantaytambo

Si vous voulez vraiment faire l’impasse sur le train, il est possible de se rendre à pied depuis Ollantaytambo jusqu’à Aguas Calientes en longeant les rails des trains. Le trajet promet de beaux paysages, mais il vous en coûtera pas moins de 7h pour le faire.

Le mode futé : collectivo Santa Maria / collectivo Santa Terasa / collectivo Hydro Electrica / à pied le long de la voie ferrée depuis Hydro Electrica

C’est le mode le plus compliqué à goupiller, mais si vous en avez la patience, ça en vaut vraiment la peine. Il faut tout d’abord vous rendre jusqu’à Santa Maria en collectivo (7h, 35 soles), de là, prendre un collectivo jusqu’à Santa Teresa (2h, 10 soles), ensuite, un collectivo jusqu’à la centrale hydroélectrique (1h, 5 soles) ou encore mieux, à pied (2h), puis enfin, remonter à pied la voie ferrée. Ce dernier tronçon prend environ 2h (10 km), et permet d’être dans la peau de Tintin et le temple du soleil pendant quelques instants … Si vous choisissez cette option, faites attention aux trains qui circulent !

Le mode warrior : l’Inca Trail

Dernière possibilité : faire le chemin de l’Inca (Inca Trail), considéré comme un des 5 plus beaux treks au monde. Le trek prend environ 4 jours, coûte entre 350 et 500$, et traverse jungle et paysages grandioses ; cependant, en plus de la marche de 40 km, il faut gérer les changements d’altitude (soroche) et la chaleur étouffante de la jungle. A ne pas mettre entre toutes les mains, donc. Si vous tentez l’aventure, soyez prévoyants : le trek est généralement complet 6 mois à l’avance.

Et une fois à Aguas Calientes, je fais quoi ?

Vous voici enfin arrivé au village du Machu Picchu. Félicitations ! La prochaine étape est de vous rendre sur le site. Deux solutions : prendre un bus, qui part toutes les 15 minutes depuis le centre, ou vous y rendre à pied. Le bus coûte 80 soles aller/retour, et dure environ 30 minutes. L’ascension prend environ 1h30. Je déconseille cette dernière solution si vous prévoyez de faire l’ascension des montagnes : il vaut mieux économiser vos forces !

En route pour Aguas Calientes

Nous partons de bon matin en direction de la gare de Poroy, située à une vingtaine de minutes de Cusco, afin de prendre le train. Nous avons choisi de faire l’aller complet avec Peru Rail. Le train a la particularité d’être presque entièrement vitré, ce qui permet aux voyageurs de profiter de la vallée depuis leur siège. Autre petit bonus sympa, une boisson et une collation sont servies peu après le départ. A noter que les trains sont équipés de bonbonnes d’oxygène, une particularité des transports au Pérou. Les paysages sont splendides, et nous profitons pleinement des 2 heures de trajet et des panoramas.

 

Nous arrivons à Aguas Calientes, et débarquons d’emblée dans un marché sauvage disséminé autour de la gare. On comprend tout de suite qu’ici, le mercantilisme est roi, et on a beau entendre que l’accès au site risque d’être fermé d’ici quelques années, on se met à douter lorsque l’on se rend compte de la manne à fric que ça rapporte aux locaux (et à l’état) …

Nous partons vers notre hostal, nous installons, et partons manger un bout. Si l’on omet quelques restaurants un peu plus chic tels que l’Indio Feliz, les cartes se suivent et se ressemblent. Nous décidons de nous poser dans un restaurant qui offre le menu du jour à un prix tout à fait raisonnable, et où il est possible de goûter au fameux cuy, le cochon d’inde dont sont friands les péruviens.

L’entrée, une soupe de quinoa, est tout à fait correcte, si l’on omet les morceaux de verres trouvés dedans … Le plat principal, le cuy, est en realité un ½ cuy (ça explique le prix, du coup). Verdict : bof … la cuisson n’était peut-être pas parfaite, mais même bien préparé, on doute que ça vaille le foin qu’on en fait ; on a du mal à comprendre l’engouement des péruviens pour cet ersatz de lapin. Heureusement, la bière locale, la cusquena, sort son épingle du jeu et rattrape un peu le coup.

Nous flânons un peu dans la ville l’après-midi, achetons nos billets de bus pour le lendemain et allons manger de bonne heure. Après l’expérience peu concluante de midi, nous décidons de la jouer safe et optons pour la pizzeria Incontri del pueblo Viejo , classée numéro 3 sur tripadvisor. Ils ont à la carte une pizza péruvienne, composée de poulet, de patates, et relevée à l’aji. Même s’il est généralement difficile de rater une pizza, celle-ci est bien réussie, et même carrément bonne !

 

La visite

La cité inca

Le lendemain, nous nous levons à 4h15 afin d’être les premiers dans le bus qui se rend sur le site. Nous arrivons à l’arrêt de bus à 4h50, et nous constatons qu’il y a déjà une trentaine de personnes qui font la file, alors que le premier bus ne part qu’à 5h30 : on a bien fait de venir si tôt 🙂

Malgré la propension péruvienne à être en retard et à bâcler l’organisation, nous constatons qu’il n’en est rien ici : les bus se remplissent et partent avant l’heure, ce qui nous permet d’arriver avant l’ouverture du site, avant les courageux qui ont décidés de faire le trajet à pied pour être les premiers. Comme quoi …

Nous sommes parmi les premiers à fouler le sol de la cité inca, et nous profitons de l’impression d’avoir le Machu Picchu rien que pour nous. Le site n’a pas volé son classement parmi les nouvelles merveilles du monde : il se dégage de la cité une aura presque mystique, perdue au sommet des montagnes avec pour seule population quelques lamas paissant tranquillement. La préservation est tout simplement incroyable, et pour quelques instants, nous avons l’impression d’être plongé dans le passé, au temps des Incas.

 

Le Huayna Picchu

Après avoir parcouru le site, entièrement désert à cette heure si matinale, nous arrivons au checkpoint du Huayna Picchu, une des montagnes qui surplombent la cité, prêts à attaquer la randonnée classée parmi les plus dangereuses au monde. D’emblée, nous avons droit à de superbes vues sur les montagnes environnantes. Peu après, le Huayna Picchu se dresse face à nous.

L’ascension commence, et progresse lentement, mais sûrement. La plus grande difficulté ici n’est pas le chemin, mais le manque d’oxygène. En effet, il faut gravir de nombreuses marches irrégulières et raides, parfois glissantes, ce qui accentue la consommation d’oxygène, plus rare ici. Malgré tout, 1h20 plus tard, nous parvenons au sommet, et sommes abasourdis par le paysage qui s’offre à nous. C’est magnifique, vertigineux, mythique. La cité inca se dresse au loin, et parait minuscule au milieu de ce décor grandiose.

 

La descente est plus délicate. Il faut tout d’abord traverser la grotte du sorcier, dans laquelle il faut pousser son sac à bout de bras et hisser son corps entre les parois, tels des spéléologues de haute altitude. Ensuite, une fois le tour de la montagne effectué, nous redescendons le long d’escaliers qui n’en sont pas réellement, avec en contrebas la vallée. Certaines personnes s’arrêtent, victimes d’un malaise de vertige. Effectivement, ici, on se rend compte qu’une chute serait fatale. Qu’à cela ne tienne, chacun y va de sa technique, et nous arrivons sur le chemin. Après une heure de descente prudente, nous arrivons en bas, juste au moment où la pluie commence à tomber. Quelle chance !

Après une autre heure de marche et un bus pour redescendre, à bout de force, nous nous octroyons un bon repas bien mérité. Nous optons pour le restaurant italien de la veille, car nous avons repéré deux plats de pâtes à faire baver tout randonneur trempé de sueur: truite/crème/champignons et bacon/ricotta/pisco/whisky. Je vous laisse deviner qui a pris quoi … 🙂

 

Retour sur Cusco via Ollantaytambo

Après ce bon repas bien mérité, nous reprenons le train direction Cusco, et nous arrêtons à Ollantaytambo où nous avons prévu de passer la nuit. Je dois dire que nous sommes tombés sous le charme de ce petit village, perché à 2700m dans la vallée sacrée. Le village est entièrement fait de pierres et traversé par des petits cours d’eau, et est entouré de montagnes où gisent des ruines incas. Nous aurons même l’occasion d’y goûter deux spécialités péruviennes: le petit-déjeuner péruvien, des tamales (papillotes de maïs où l’épi sert à la cuisson), et le fameux aji de gallina, le poulet relevé à l’aji et aux cacahuètes, en lunch, accompagné d’un excellent verre de jus de céleri et gingembre.

Après le lunch, nous repartons vers Cusco en collectivo/taxi (un collectivo 4 places, en gros). A faire absolument ! Les paysages sont grandioses, et pour la différence de prix (15 soles au lieu de 10 pour le collectivo), le confort en vaut largement la peine, surtout pour les photos de la vallée, et cette impression de se sentir tout petit face aux montagnes …

 

En conclusion, nous avons adoré le Machu Picchu et la vallée sacrée; nous n’en attendions pas trop, et au final, il s’est avéré être un gros coup de cœur, surtout le Wayna Picchu !

 

 

Rendez-vous à Arequipa pour la suite des aventures !

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