Nos aventures néo-zélandaises se terminent avec une semaine sur l’Île du Sud, réputée pour ses magnifiques paysages « carte postale », ses fjords, ses stations de ski et ses activités extrêmes. Au programme de la visite, Queenstown, la capitale de l’adrénaline, et la découverte du Fiordland National Park, le plus grand parc national de Nouvelle-Zélande, avec étapes à Te Anau et Milford Sound. Ready?

South Island

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L’Île du Sud est la plus grande île de Nouvelle-Zélande, mais est moins peuplée que l’Île du Nord. L’île est de climat tempéré, à tendance froid de par sa proximité avec l’Antarctique. C’est d’ailleurs sur cette île qu’il est possible de s’adonner aux sports d’hiver, tels que ski, snowboard et consorts.

Les sports d’hiver ne sont pas les seuls sports pratiqués sur l’île; en effet, elle est surtout réputée pour ses activités extrêmes, telles que le saut à l’élastique, le saut en parachute ou les randonnées extrêmes (Milford track, Kepler track, …), à la renommée internationale. Les amateurs d’adrénaline seront ravis !

Otago

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Notre destination principale, Queenstown, est située dans la région d’Otago, réputée pour ses vins au centre de la région. On y retrouve majoritairement du pinot noir, qui commence à faire ses preuves. La région est peu peuplée, avec seulement 215 000 habitants, soit moins de 5% de la population totale du pays. Elle reste malgré tout un pôle touristique majeur, principale source de revenus.

Queenstown, la ville de l’extrême

Notre première étape a lieu à Queenstown, pôle touristique majeur de l’Otago. La ville est renommée pour ses attractions extrêmes: en plus des classiques sauts à l’élastique et parachute, il est ici possible de faire du jet boat sur les rivières et lacs environnants. Pour notre part, nous nous contenterons des randonnées aux alentours, qui ont le mérite de ne pas impacter le budget.

Nous commençons la première journée par une visite de la ville, très agréable, bordée par un lac à l’eau turquoise. Comme un peu partout en Nouvelle-Zélande, il n’y a pas à proprement parler de restaurants gastronomiques ou de spécialités typiques: la majorité des lieux de restauration sont calqués sur les pubs anglais, et on retrouve principalement des plats de ce style, bien adapté aux températures plus fraiches.

Le soleil étant de la partie, nous décidons de manger en terrasse dans un petit restaurant très sympathique, le Ivy & Lola. Nous piochons dans la carte des suggestions pour notre repas: sole entière pour elle, et bœuf sauce pinot cuit lentement en 3h et accompagné de kumaras (pour rappel, c’est la variété de patates douces du pays) pour ma part, le tout accompagné d’un excellent pinot noir de la région.

La viande est un peu trop cuite à mon goût, mais ça reste malgré tout très bon. La sole, quand à elle, est tout simplement sublime. Nous nous laissons tenter par un dessert, car il y a de la pumpkin pie (tarte au potiron) dans les suggestions, et je n’aurais pas l’occasion de cuisiner la mienne cette année. Une très bonne tarte, même si ma préférence reste pour ma version, dont je vous livrerais les secrets un jour (si vous êtes sages).

 

Remarkable Mountains

Pour notre deuxième journée à Queenstown, nous décidons d’attaquer une petite randonnée, la Ben Lomond Track. Celle-ci démarre au sommet de la skyline de la ville, que l’on peut soit grimper, soit accéder via les télécabines. Nous prenons la deuxième option, car bien que la randonnée soit petite, elle demande néanmoins 3h de marche (aller/retour) pour atteindre le Ben Lomond Saddle. Il est possible de poursuivre plus loin jusqu’au sommet, mais il faut alors grimper 2h de plus, et vu la randonnée de la veille (voir plus bas), nous mettons cette option de côté.

Nous prenons tout d’abord les télécabines, qui amènent jusqu’à la Queenstown Skyline. Le ciel est dégagé, et nous avons droit à de spectaculaires vues sur la vallée de Queenstown, ainsi que sur les Remarkables Mountains, emblême de l’Otago. La terrasse panoramique offre également un restaurant, classé dans le top 50 world’s restaurants with a spectacular view (voir ici).

Nous poursuivons plus loin et attaquons la randonnée. La première partie traverse une immense forêt, et se poursuit par une lente ascension sur les collines, où l’ombre est une denrée inexistante. Malgré la température assez fraîche (15°), le soleil se fait ressentir, et nous grimpons lentement. Après 1h30, nous arrivons au saddle, où nous bifurquons vers la droite pour accéder aux collines qui surplombent la ville. Une quinzaine de minutes plus tard, nos efforts sont récompensés: la vue est imprenable, magnifique. Nous sommes absolument seuls sur nos collines, nous donnant l’impression d’être les rois de la montagne. Un immanquable si vous allez à Queenstown !

 

Fiordland National Park

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Le Fiordland National Park fait partie, au même titre que le Tongariro National Park, de la liste des World Heritage Sites de l’UNESCO.  Il s’agit du plus grand parc national de Nouvelle-Zélande. Il suffit de regarder la carte ci-dessus pour se rendre compte de son étendue: pas moins de 12 500 km² !

Le parc est surtout réputé pour ses fjords, des vallées sculptées par l’érosion des glaciers lors de leur retrait vers la mer et depuis envahies par la mer. Les deux plus connus sont le Milford Sound et le Doubtful Sound, que la plupart des guides recommandent de visiter à la fin du séjour pour terminer en beauté.

Te Anau

Nous faisons notre première étape à Te Anau, une petite ville au bord du lac éponyme. Après 2h de trajet en bus, nous débarquons au centre ville, et nous mettons en route vers notre motel, situé à 1km du centre. En chemin, nous longeons le lac Te Anau, le deuxième lac le plus grand du pays après le lac Taupo. Nous sommes immédiatement envahi par la quiétude des lieux, et la pureté du lac.

La ville est le point de départ de nombreux tours dans le Fiordland, mais également pour les randonnées telles que le Kepler track, situé non loin de notre motel. C’est une petite ville très agréable, et les trois journées que nous y passeront seront certes froides (nous aurons droit à une nuit à -2°, sans chauffage et avec des courants d’air, brr) mais très agréables. Nous aurons même l’occasion d’effleurer le Kepler track, avec une petite randonnée de 15km pour découvrir sa jungle et sa rivière.

 

Milford Sound

Le voyageur fraîchement sorti de son guide aura à faire face à un dilemme: Milford ou Doubtful Sound? Le premier est le plus ancien et le plus photographié, mais le deuxièm, plus difficile d’accès, a l’avantage d’être encore à l’abri des assauts de touristes de tout poil (bien que la situation est en train de changer). La période où nous sommes est loin d’être la haute saison, si bien que nous portons notre choix sur le Milford Sound.

Nous partons de bon matin avec notre guide Ray de Fiordland Tours, qui a prévu une vingtaine de stops tout le long du chemin menant de Te Anau à Milford Sound. Une fois de plus, notre guide est parfait, et le petit groupe que nous sommes, soit 6 personnes, nous donne une impression d’une excursion en famille. Nous avons même droit à des quizz sur la Nouvelle-Zélande, donnant droit à un chocolat lors de bonnes réponses, au plus grand bonheur de certains 🙂

Nous voyons tour à tour les Mirror Lakes, Camp Gunn, Marianne Falls, … Difficile de se remémorer chaque arrêt, mais tous valaient la peine. Au fur et à mesure de l’avancée, le temps se couvre, et les températures chutent. Nous effectuons un dernier arrêt aux alentours du Routeburn Track, et profitons des vues spectaculaires, agrémentées par les visites d’un oiseau presque éteint que l’on ne trouve que dans la région, le kaka.

 

Aux alentours de 13h, nous arrivons à ce qui est censé être le clou du spectacle, Milford Sound, où notre bateau nous attend pour une croisière de 2h dans les fjords. Malheureusement, le ciel est maintenant bien bouché, et bien que ça reste joli, il manque le petit plus pour en faire une croisière magnifique. Malgré tout, nous aurons l’occasion de voir de près les cascades, des otaries, ou encore des petits pingouins. Nous aurons également la chance de tester notre résistance au mal de mer lors de notre sortie dans la mer Tasman, où la houle a de quoi retourner les estomacs les plus solides. Test passé avec brio: malgré l’absorption d’un sandwich 5 minutes avant que la houle ne commence (on ne nous avait pas prévenus), tout s’est bien déroulé 🙂

 

En conclusion, nous avons été assez déçus des fjords. C’est joli, mais loin d’être indispensable, contrairement à ce que disent tout les guides ou les autochtones. Maintenant, avec le soleil, nous aurions peut-être vécu l’expérience différemment, mais c’est une activité assez onéreuse (compter environ 135 $NZ p.p. au minimum), qui peut amplement être substituée par des activités gratuites telles que les nombreuses et magnifiques randonnées que l’on peut trouver un peu partout dans la région. A vous de juger !

Bonus: les burgers de Queenstown

A l’occasion de notre séjour, nous avons eu l’occasion de tester deux enseignes de la ville, le Fergburger et le Devil Burger.

Le premier, Fergburger, était recommandé par notre guide ainsi que par plusieurs voyageurs croisés en chemin, et n’usurpe vraiment pas sa réputation. Les burgers sont généreux, savoureux, et ne coutent presque rien (12 $NZ).

Le deuxième, le Devil Burger, mérite à être connu: pour la même tranche de prix, les burgers sont encore plus généreux, et mieux fournis en ingrédients. Pour ma part, j’ai choisi le Dark Knight, un burger de chevreuil servi avec une sauce aux prunes, un rosti de kumara et des champignons, tout simplement excellent.

Bref, vous l’aurez compris, les burgers de la ville valent le détour, et quelque soit votre choix, vous ne serez pas déçus, foi de burger addict !

 

Voilà qui termine nos aventures en Nouvelle-Zélande. C’est un pays magnifique, qu’il faut absolument voir une fois dans sa vie. La gastronomie, tout comme en Australie, n’est pas vraiment présente ici, mais c’est largement compensé par les superbes paysages que l’on croise à chaque instant.

 

 

Rendez-vous sur l’Île de Pâques pour nos prochaines aventures !

 

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Le voyage et la cuisine, ce sont vraiment les fils conducteur de ma vie. J’adore cuisiner, et le voyage me permet d’élargir mes connaissances culinaires, de me surpasser, d’aller au-delà de mes limites. Mon grand rêve, c’est d’ouvrir un bar à vin gastronomique ou un restaurant où je pourrais proposer une cuisine fusion issue de toutes les cuisines du monde, avec de bons petits vins dénichés lors de nos voyages !

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