Après notre semaine en Afrique du Sud, nous mettons le cap vers la Chine, pays réputé pour offrir une cuisine saine et variée, qui peut être tantôt raffinée, tantôt douteuse. Au delà des assiettes, la Chine offre également son lot de décors spectaculaires, tels que la grande muraille, les innombrables temples, les montagnes sacrées, les vallées isolées, les cultures de rizières en terrasse … Une vie entière suffirait à peine pour en découvrir les moindres recoins. Pour notre première visite, nous nous sommes cantonnés (#ohohoh) aux grands classiques: Beijing (Pékin) et la grande muraille, les paysages vallonnés de Chengde, la montagne sacrée de Taishan, les rizières et la rivière Li de Guilin, et enfin, la folie des grandeurs de Hong Kong.

让我们去 !

L’Empire du milieu

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La République populaire de Chine, dont la capitale est Beijing (Pékin), a une population estimée en 2014 à 1,35 milliard d’habitants, soit le pays le plus peuplé de la planète (mais plus pour longtemps : l’Inde le rattrape petit à petit). C’est également un des plus grands pays au monde, juste derrière la Russie et le Canada, avec une superficie de 9 560 000 km². Depuis fin 2010, la Chine est la deuxième puissance économique mondiale, derrière les USA. Sa croissance se ressent dans les prix pratiqués: trains, hôtels, avions, … hormis la nourriture, la Chine n’est plus une destination « budget ». Son visage a énormément évolué en 20 ans, et se calque de plus en plus sur notre modèle occidental.

Malgré son accès à la modernité, la Chine a su préserver son histoire et ses traditions. Il suffit d’arpenter la Grande Muraille pour ressentir son histoire, au temps des guerres dynastiques. Partout dans le pays, les sites historiques, souvent présents au cœur même des mégalopoles, bénéficient d’une excellente conservation. Pour les amoureux d’histoire, la Chine ne manque pas de ressources.

Les amateurs de nature ne sont pas en reste. Disposant d’un nombre impressionnant de sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, la Chine offre une palette de contrastes qu’il est impossible de décrire en quelques lignes. Des rizières en terrasse du sud-ouest aux montagnes sacrées du nord-est, des monts enneigés du Tibet aux montagnes du Guizhou, la Chine regorge de nombreuses merveilles naturelles.

Baguette et sac à dos

Qui dit immense pays, dit immense palette culinaire, et la Chine ne fait pas défaut. De la finesse du canard laqué pékinois à l’attaque épicée du poulet Sichuan, chaque palais trouvera saveur à sa langue.

Du côté de Beijing et du nord, on y retrouve le canard laqué pékinois, roasted beijing duck, un canard à la peau croustillante et accompagné de crêpes, de ciboule, de concombre et de sauce Hoisin (sauce aux prunes), le zhachangmian, des nouilles froides à la cacahouète, le huoguo, la fondue chinoise où l’huile est remplacée par un bouillon, le poulet mendiant, un poulet farci de champignons, choux, herbes et oignons, enveloppé dans des feuilles de lotus puis de terre glaise, et cuit à l’étouffée, le sésame, omniprésent sous toutes ses formes (huile, graines, pâtes …), et les nouilles et petits pains vapeur, qui remplacent souvent le riz, car c’est surtout le blé qui est cultivé dans ces régions.

On trouve également la cuisine impériale, dont le canard laqué fait partie, avec par exemple le crabe aux feuilles de lotus, le poisson mandarin, ou le tristement célèbre potage aux ailerons de requins, quelques exemples parmi tant d’autres de cette cuisine raffinée et onéreuse !

Du côté de Shanghai et de l’est, on cuisine plutôt les poissons et fruits de mer, de par la proximité de l’océan. Elle n’a pas à proprement parler de spécialités, mais se contente de regrouper la cuisine des provinces avoisinantes.

Le Sichuan, situé à l’ouest, est considéré comme la destination gastronomique par excellence. On y trouve, ainsi que dans la cuisine de la Chine occidentale, des aliments séchés, fumés ou pimentés pour leur conservation, ce qui lui confère son gout tout particulier. C’est, avec le Hunan, la cuisine la plus épicée de Chine. Les aliments sont cuits à l’étuvée ou fumés, comme dans le canard fumé aux feuilles de thé, le tofu pimenté, ou le plus réputé poulet pimenté aux cacahuètes, que l’on retrouve chez nous sous l’appellation poulet Sichuan. Le côté pimenté vient d’un mélange de chili et de poivre de Sichuan, beaucoup plus épicé que notre poivre classique. La fondue, appelée ici malatang, se distingue par le remplacement de l’eau / bouillon clair par un bouillon noir mélangé à de l’huile de piment rouge. La liste des plats est loin d’être exhaustive, mais ils ont tous une caractéristique commune : ils arrachent !

En dernier, on retrouve la cuisine cantonaise, la cuisine du sud, d’où proviennent les dim sum que l’on retrouve partout dans le pays ou même chez nous. C’est la cuisine la moins épicée de Chine, et souvent celle que l’on retrouve en occident. Qui n’a jamais mangé un riz cantonnais ? C’est également dans cette partie du pays que l’on trouve des plats plus exotiques, tels que le chien, le serpent ou la tortue. La particularité de la cuisine cantonaise, c’est sa fraicheur ; lorsque vous vous rendez au restaurant, vous montrez le poisson qui vous intéresse dans le vivarium, ils le tuent (bien souvent devant vous) et le cuisine directement !

Back to the 80s

Après notre dernière nuit sud-africaine passée dans un hôtel situé en face de l’aéroport de Cape Town (le premier vol étant à 6h du matin), nous voici en route vers Johannesburg, où notre vol long-courrier nous attend. Après un vol sans encombre avec nos amis de Kulula (voir cet article), et quelques heures d’attendre à l’aéroport de Jo’burg, nous voici installés dans l’avion de Cathay Pacific aux places que nous avons choisie, cette fois (vous vous souvenez du online checkin de British Airways qui ne fonctionnait pas ? Aucun souci avec Cathay Pacific, et en plus, on pouvait le faire 48h à l’avance … donc c’était bel et bien vrai : British Airways ne permet pas de faire le checkin sur ses propres vols, alors qu’ils sont émetteurs des billets). Première impression : il y a encore moins de place que chez BA, et l’avion est totalement blindé … Bienvenue chez les asiatiques !

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Par contre, bon point, l’entertainement à bord est cette fois-ci correct, vaste sélection de films, sous-titres (histoire de ne pas achever l’acouphène), et un écran de 10’. Les hôtesses sont déjà plus accueillantes que BA (pas bien difficile), et nous recevons bien vite … un menu ! Whaooooo …

Sauf que … sur ce menu, il est inscrit shortly (il était midi), et que ces hôtesses sont peut-être sympas, mais elles ont l’air un peu cons … avec pour résultat une organisation chaotique : les premiers rangs sont servis, et 1h30 plus tard, nous sommes servis, avec, bien évidemment, plus aucun choix de plat. Et pour couronner le tout, vu qu’elles sont complètement à la bourre sur le programme, elles se mettent à distribuer le dessert, un magnum (vous savez, la glace qui fond, là) à tout le monde, même ceux qui viennent d’être servis.

double-face-palm

Au final, ce n’est pas bien grave, cette histoire de magnum servi trop tôt : la bouffe est tellement dégueulasse qu’on a vite fait de passer au seul truc bon servi pour ce repas. Je ne sais pas si c’est parce que OneWorld est l’alliance des traiteurs de merde unis ou si je me suis habitué au luxe des compagnies arabes telles qu’Emirates et Etihad, mais je suis à deux doigts de ressortir l’image des inconnus … sauf que, que ce soit en plat ou en blague, je n’aime pas le réchauffé, alors je vous balance autre chose.

joke food

Direction Beijing

Je passerais l’épisode du petit déjeuner qui suit, c’est encore pire que le lunch. 12h plus tard, nous voici donc arrivés à Hong Kong, qui s’éveille peu à peu (il est 7h du matin). Notre avion suivant, qui se rend à Beijing, décolle seulement à 13h20, soit plus de 6h plus tard. Après ces bons repas, on a FAIM. On fait donc le tour de l’aéroport, en mode zombie (pour nous, il est 1h du matin, et vu le confort Cathay Pacific, pas moyen de dormir ou très peu), à la recherche de quelque chose de bon et pas cher. Les restaurants chinois servent tous le traditionnel petit déjeuner chinois, qui nous rappelle le truc infâme qu’on nous a servi dans l’avion, les autres sont soit fermés, soit hors de prix … alors, tant pis, direction mac donalds (la honte, je sais). Sauf que, il est pas midi, le mac morning c’est pas fini

IIMfu

On attend donc 11h. Les burgers commencent à être servis, et tout affaiblis qu’on est, le macdo passe plutôt bien. On se pose près de notre porte d’embarquement, on monte dans l’avion de China Southern Airlines, et, à peine passé le décollage, on sombre tous les deux. On se réveille juste pour le lunch, qui était vraiment bon, et plutôt une bonne surprise (on ne pensait pas en avoir un). Comme quoi …

Peu de temps après, nous arrivons enfin à Beijing. Après une petite galère pour nous rendre à notre hôtel (la station de métro à laquelle nous devions nous rendre était fermée à cause des festivités de l’anniversaire des 70 ans de « la fin du fascisme », du coup on a craqué et on a pris un taxi), nous nous installons enfin dans notre hôtel pékinois, qui nous a surclassé la chambre gratuitement, la bonne surprise 🙂

La suite tout prochainement !

 

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