Qui dit tour du monde dans l’hémisphère sud, dit petites bêtes et leur lot de maladies tropicales. Le plus grand prédateur de l’homme, le moustique, y fait des ravages, et il vaut mieux se préparer pour éviter le pire.

Mieux vaut prévenir que guérir !

Piqure de rappel

Avant tout, je vous invite à regarder la petite infographie suivante:

prédateurs homme

Comme vous pouvez le constater, le plus grand prédateur de l’homme est bel et bien le moustique. Évidemment, une attaque de requin, ça impressionne plus qu’une piqure de moustique, mais en réalité, leur nombre est anecdotique. Vous prenez plus de risques en caressant un chien errant qu’en vous baladant tout nu dans l’océan pacifique ! Avis aux nudistes … (enfin, évitez tout de même les oursins, ça ne doit pas faire du bien sur le zizi).

Le moustique est le principal vecteur des maladies tropicales. Comme il s’agit d’insectes bien organisés, ils se relaient jour et nuit pour vous taxer votre sang et au passage vous inoculer une saloperie. En effet, le moustique vecteur de la malaria, l’annelé, ne sort que la nuit, tandis que celui vecteur de la dengue, l’Aedes, ne sort que la journée. A chaque heure son moustique, donc il faut être constamment protégé. Petites consignes pratiques.

You shall not pass

On ne le dira jamais assez, mais la meilleure protection anti-moustique ne passe pas par les médicaments et vaccins mais bien par des mesures de protection !

Il convient donc de respecter quelques consignes :

  • dès le crépuscule, portez des vêtements clairs couvrant la totalité du corps;
  • utilisez un produit anti-moustique reconnu efficace (voir la pharmacie de voyage en fin d’article) à appliquer sur toutes les parties découvertes du corps. Attention : ces produits ne sont généralement efficaces que quelques heures. Veillez à renouveler l’application;
  • protégez la chambre ou le lit par une moustiquaire, de préférence imprégnée d’un produit insecticide.

(extrait de http://www.passeportsante.be)

En plus de ces mesures, il est pratiquement indispensable de prendre des médicaments préventifs anti-malaria si vous voyagez dans des régions à risque. Il existe différents traitements, les plus connus étant la Malarone et le Lariam; s’il est attrayant sur papier (1 pilule par semaine au lieu d’1 par jour), je vous déconseille vivement le Lariam, qui peut causer de très sévères effets secondaires (j’ai une connaissance qui a terminé gravement malade pendant 3 jours) chez près de la moitié des personnes qui en prennent. De plus, il existe désormais le générique de la Malarone, Malaprotec, donc plus besoin de se tourner vers le Lariam pour des raisons budgétaires. Il ne vous restera plus qu’à y penser tous les jours 🙂

 

richard-hammond-cant-remember-if-i-took-my-malaria-pill-if-i-were-a-girl-id-be-pregnant-a-lot

 

Je vous conseille de prendre rendez-vous dans une travel clinic, qui saura vous conseiller et vous prescrire les vaccins et médicaments indispensables à votre voyage. Libre aux membres de la secte anti-vaccins de jouer avec leur vie, mais sachez tout de même que certains pays vous refuseront l’entrée si vous ne présentez pas de carte de vaccination mise a jour.

Je ne vais pas m’éterniser sur les différentes maladies que l’on trouve dans chaque pays et les vaccins nécessaires, la travel clinic fera ça bien mieux que moi. Mais ayant contracté la malaria il y a quelques années après un voyage en Inde, et ce malgré la prise quotidienne de Malarone, je ne pouvais qu’insister sur les mesures de protection anti-moustique 🙂

Je terminerais juste par une petite note sur les vaccins:

  • Ne sous-estimez pas leur impact sur votre corps ! Lors de notre visite, on m’a inoculé consécutivement les vaccins contre la fièvre jaune, hépatite A & B, rage, fièvre typhoïde et polio (rappel), j’ai bien dégusté les jours suivants, particulièrement la rage et la fièvre jaune.
  • Prévoyez bien à l’avance, car il faut parfois espacer de 6 semaines la première et dernière injection.

Voilà, je vous indique en plus la composition idéale de la pharmacie de voyage recommandée par la travel clinic.

Vous voilà parés !

 

Pharmacie de voyage

  • Médicaments pris habituellement (p. e. pour une maladie chronique. Une attestation médicale concernant votre état de santé – selon le pays visité, en français ou en anglais – est utile). Prévoyez une tablette supplémentaire.
  • Pilule contraceptive : emportez-en assez pour la durée du séjour, plus 1 plaquette de réserve.
  • Préservatifs : protection contre les maladies sexuellement transmissibles, notamment le sida.
  • Désinfectant (en pommade ou en doses individuelles).
  • Petit matériel : compresses stériles, sparadrap, bande velpeau, pince à échardes, ciseaux, thermomètre.
  • Médicament contre la douleur et la fièvre (paracétamol).
  • Médicament(s) contre la diarrhée.
  • Produits pour bébé ou enfant si nécessaire (indispensable : solution de réhydratation en vente en pharmacie).
  • Produit anti-moustique à appliquer sur le corps (DEET minimum 20% ou citrodiol ou picaridine ou IR3535); éventuellement moustiquaire de lit et insecticide pour moustiquaire.
  • Produit solaire à haut indice de protection.
  • Eventuellement, médicament antihistaminique et pommade contre les démangeaisons et les allergies; médicament contre le mal des transports; produits oculaires (gouttes décongestionnantes, bains oculaires désinfectants).

Médicaments spécifiques prescrits par votre médecin.

 

(extrait de http://www.passeportsante.be)

Laisser un commentaire

Please enter your comment!
Please enter your name here