Et voilà, six mois après la décision de partir faire un tour du monde (« express », dirons certains, car il ne s’agit que de 4 mois), nous avons enfin terminés les préparatifs ! C’est donc l’occasion d’inaugurer ce tout nouveau blog.

Ce premier article est l’occasion de répondre à la question la plus fréquemment posée lorsque l’on évoque notre tour du monde: l’itinéraire. Nous n’avons pas eu trop de mal à choisir les pays, après tout nous voulions voir et faire (et manger … ahum) les mêmes choses, par contre, une fois qu’on se lance dans la planification des vols et les déplacements internes, c’est une autre histoire … Petit tour d’horizon , et conseils pour ceux qui envisagent l’aventure.

 

I want to travel the world … but where?

Alors, avant tout, il faut avoir envie de voyager (si si, je vous jure). Et si vous avez la fièvre du voyageur, vous avez peut-être une bucket list disponible. Qu’est-ce qu’une bucket list, me direz-vous?

A list of activities someone wants to do before they die is often called a bucket list, because it is a list of things a person wants to do before they « kick the bucket. »

Cette liste peut donc être composée de choses à faire, à voir, à expérimenter, un peu la version longue de « avant mes 40 ans, j’aimerais faire ceci … ». Et pour accomplir sa liste, il faut bien souvent voyager !

A partir de là, il devient plus facile d’établir une sélection de pays. Pour notre part, l’Amérique latine a toujours été notre destination phare, donc une grosse partie des destinations vient de là. Après ça, c’est le côté culinaire qui a joué, comme il s’agit de notre plus grosse passion. C’est une composante assez sympa: trouver une thématique au voyage. Pour certains, c’est le vélo, d’autres, la musique, pour nous, c’est la cuisine !

Dès qu’une première liste est établie, il faut agencer de manière à partir « au bon moment », l’idéal étant d’arriver dans une bonne saison au fur et à mesure de l’avancement dans le parcours. Dans notre cas, vu que nous partons essentiellement dans l’hémisphère sud, il faut tenir compte de la saison des pluies, par exemple. Si certains paysages peuvent être magnifiques entourés de brumes typiques à la saison (je pense notamment aux rizières en Chine), il est généralement déconseillé de partir à cette période; chaleur étouffante, pluie constante, et surtout, SURTOUT, prolifération du pire ennemi de l’homme (tout du moins, le mien), j’ai nommé le moustique …

 

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Concrètement, je ne vais pas vous dresser une liste des meilleures saisons par pays / continent, il existe déjà de nombreux sites ou blogs qui proposent ce service. De plus, il faut garder à l’esprit que beaucoup de pays sont tellement immenses que c’est avant tout la région qui importe, et pas uniquement le pays (par exemple, la Chine, l’Australie, …).

Vous pouvez commencer par vous aider avec ce site: http://www.thebesttimetovisit.com.
Par exemple, pour notre première destination, l’Afrique du Sud, on peut voir que le mois d’août est parfait pour Durban, alors que Cape Town est déconseillé. Il vaut mieux donc d’abord établir les pays mais également les régions précises que vous voulez visitez. Et, pour terminer, gardez à l’esprit que certains événements ne se passent que dans des saisons moins agréables au niveau température (par exemple, les aurores boréales en Islande ont lieu en hiver). A vous de voir !

 

Round the world tickets

Dès que vous avez établi votre liste, il est temps de la confronter avec la réalité: les déplacements. Pour ceux que ça intéresse, sachez qu’il existe des billets de type tour du monde, qui permettent de combiner une multitude de vols entre chaque continent avec plus ou moins de souplesse.

Il existe 3 alliances aériennes permettant ce genre de trip, à savoir:

 

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Chacune propose un outil de planification d’itinéraire (cliquez sur l’image pour y arriver directement), et impose différentes règles, plus ou moins identiques. Petit résumé.

 

Miles

L’itinéraire ne peut jamais dépasser 39 000 miles; le prix du billet s’adapte en fonction des paliers franchis. Une spécificité importante à noter: même si vous décidez de faire une portion de l’itinéraire par vos propres moyens, les miles seront comptabilisés ! Par exemple, si vous décidez d’atterrir au Chili et que vous pensez repartir du Pérou afin d’éviter de revenir au Chili « juste pour prendre l’avion », même en indiquant que vous vous rendez par vous-même à Lima, il comptabilisera les miles. Soit votre compteur de miles n’a pas encore explosé, ou soit comme nous, vous devrez vous rabattre sur un vol interne pour relier le Chili, où votre avion vous attend sagement (si le pilote n’a pas décidé de partir à l’avance, il parait que ça arrive …).

 

Segments

Celui-ci, retenez-le bien, c’est votre pire ennemi dans la planification. Concrètement, un segment, c’est quoi? Et bien, il s’agit tout simplement d’une jonction entre deux aéroports. Prenons par exemple une ville A et une ville B. Si pour rejoindre la ville B, vous avez un vol direct vers la ville A, c’est gagné: ça ne compte que pour un seul segment (en théorie). Si vous devez faire un changement dans la ville C, ça vous coute deux segments; et ainsi de suite. Chaque compagnie favorise ainsi les vols vers les « hubs », pratiquement obligatoire sur votre trajet (Johannesburg pour l’Afrique du Sud, Hong-Kong pour la Chine, etc). Là où ça se complique, c’est lorsque vous voulez vous écarter de ces hubs; les escales s’accumulent vite, ainsi que les segments. Concrètement, la carte des segments, ça donne plus ou moins ceci:

 

Segments

 

 

Route planner

Les trois alliances proposent chacune un outil permettant de créer avec plus ou moins de facilité l’itinéraire de vos rêves. Vous choisissez un point de départ, et vous ajoutez vos destinations au fur et à mesure, tout en gardant un oeil sur le nombre de segments et de miles.

Après avoir testé les différents route planners, Skyteam est éliminé d’emblée de jeu – quoique je fasse, j’arrive à 48 000 miles, et la limite chez eux est de 38 000, sans même parler des segments (et du prix !).

Pour les deux restants, je tente alors différentes variantes, en essayant de combiner un maximum de vols intérieurs. Évidemment, pour nous autres amateurs de frites, prendre un avion de Bruxelles à Charleroi – pardon, « Bruxelles Sud » – relève du ridicule, mais lorsque l’on prend la carte de l’Australie, on se rend vite compte qu’en bus ça va prendre plus de temps qu’avec la STIB, même quand ils sont en grève :

 

Comparaison Australie - Europe

 

Après divers essais, le choix se porte sur Star Alliance. En effet, dans leur route planner, j’ai pu mettre des aéroports moins internationaux tels que ceux de Cape Town, Beijing, Guilin … sans dépasser les miles ni les segments (de justesse). La réservation est faite, il ne nous reste donc plus qu’à acheter les billets.

Achat des billets: première tentative

Etant indépendant depuis peu (moins d’un an), malgré la disponibilité de l’argent sur mes comptes, aucune banque ne m’a autorisé à augmenter ma limite de carte de crédit (même temporairement). Et oui, on ne fait pas ce qu’on veut avec son propre argent (à se demander au final si c’est le nôtre ou celui de la banque) …

Sur les bons conseils du banquier lui-même, je décide donc de prendre une carte de crédit prépayée. Le principe est simple: vous avez une carte de crédit que vous alimentez vous-même autant que vous le voulez; pratique pour ce genre de cas exceptionnel.

Comme nous sommes d’un naturel prudent, nous appelons Brussels Airlines (membre de l’alliance), afin de demander si nous pouvons payer nos billets à l’aéroport – en effet, le paiement multi-cartes est loin d’être simple sur le site, et nous ne voulions pas prendre le risque qu’un seul d’entre nous obtienne son billet (ce qui nous est arrivés, au final, voir plus bas). Après confirmation (double, car Ingrid a appelé à nouveau le lendemain pour demander les horaires d’ouverture, et a demandé confirmation une deuxième fois – on est jamais trop prudents), nous nous rendons à l’aéroport tôt le matin, munis de notre numéro de réservation.

« Ha non, on ne fait pas ça, qui vous a dit ça? Vous auriez du appeler pour confirmer … »

On a beau se méfier à chaque fois des informations divulguées au téléphone, on y croyait cette fois ! Pas de panique … on explique calmement que nous avons appelé non pas une mais deux fois pour être sûr, et du coup, bien embêtée que l’une de ses collègues (voire peut-être elle-même) nous ait fait venir pour rien, elle nous demande de patienter le temps qu’elle regarde s’il n’y a vraiment pas moyen de nous aider. Après une quinzaine de minutes, elle nous indique alors qu’ils vont devoir faire un routing manuel, et que ça risque de prendre 2 semaines (et ce, malgré le routing déjà effectué dans le route planner). La raison est que nous n’avions pas sélectionné chaque vol (uniquement le premier). Pourquoi? Tout simplement car, comme indiqué sur le site (et également au téléphone), lorsque l’on achète ses billets à l’aéroport, il n’est pas nécessaire de réserver chaque vol, mais uniquement le premier vol intercontinental:

Reservations must be made at least 24 hours prior to your departure for sectors up to and including the first international sector. Further segments of your journey may be booked at any time.

There is an exception for journeys originating in Europe: Reservations must be made at least 24 hours prior to departure for sectors up to and including the first intercontinental sector. Subsequent segments of your journey may be booked at any time.

Bref, malgré les informations officielles du site, il faut obligatoirement réserver tous les vols à l’avance. On décide donc de le faire nous-même à la maison, et nous prenons donc congé de l’hôtesse en lui disant qu’on va s’en occuper nous-même, et que nous paierons via le site en espérant que l’on ne se retrouve pas sur des avions différents.

Le soir même, nous commençons donc la sélection de chaque vol. Le premier étant déjà choisi, je passe au suivant: Johannesburg – Beijing. Et là, surprise: le vol qui est en bleu foncé (signifiant: direct connection) comporte en réalité une escale (Hong Kong), faisant augmenter le nombre de segments à 17, soit un de trop … En poursuivant avec les autres vols, le même syndrome apparaît: chaque vol « direct » comporte en réalité une escale dans un hub. Je vous l’avais dit que c’était pas simple de s’en écarter 🙂

Après quelques instants de réflexion, on adapte donc l’itinéraire à nouveau, afin d’économiser les segments en passant par les hubs, quitte à prendre des vols domestiques par nous-même. Deuxième mauvaise surprise: à l’approche de l’Amérique du Sud, le nombre de miles explose littéralement, dépassant largement 40 000. La raison est simple: chaque vol Star Alliance vers n’importe quel pays d’Amérique du Sud passe obligatoirement par les USA (Los Angeles ou Denver), ce qui ajoute beaucoup de miles lorsque vous effectuez un tour du monde dans l’hémisphère sud. Même en supprimant plusieurs pays, les miles risquent de nous bloquer …

Achat des billets: deuxième tentative

Passé le moment de déception, je me demande alors si l’itinéraire ne fonctionnerait pas sur une des autres alliances, maintenant que nous nous sommes déjà résolus à passer par les hubs. Et là, bingo: après plusieurs remaniements, tout passe sur OneWorld, et, cerise sur le gâteau, nous pouvons même ajouter l’île de Pâques !

Armés de nos cartes de crédit, nous passons donc à l’étape du paiement. Et là, c’est le drame (décidément) … La page indique un error code signifiant qu’un des vols n’a pas pu être réservé. Oui oui, un de vols. Pas « le vol xxx n’a pas pu être réservé », mais « un des vols dans votre série de 16 vols n’a pas pu être réservé, merci de chercher le coupable ». C’est beau, l’informatique, quand c’est codé par des développeurs unijambistes sans pouce …

Après 30 min d’essais, je parviens à identifier le coupable (c’était l’île de Pâques – Santiago … haha), et on peut enfin payer !
Oui, sauf qu’à la place du formulaire de paiement habituel, j’ai droit à une page m’indiquant de téléphoner pour payer les billets. Bizarre, j’avais lu les FAQ sur les paiements par carte de crédit, et je n’avais rien vu de tel … je retourne lire les FAQ, et là, j’aperçois un petit numéro dans la section paiement, qui m’amène à l’encart suivant:

  • You can pay for your on-line booking via a secure credit card payment.14
    14 Excludes bookings ticketed by British Airways, where payment over the phone is required.

Je vous laisse deviner le nom de la compagnie que nous utilisons en premier 🙂
Pas grave, on va pas se décourager pour si peu; j’appelle donc le numéro magique, et là, armé de la carte d’Ingrid et de la mienne, je tente de payer. Sauf qu’une fois que je lui demande de splitter pour payer avec 2 cartes:

« Ha, les deux cartes ne sont pas à vous? »

« Boh non monsieur, vous savez, je ne collectionne pas les cartes de crédit … « 

« Ha mais alors, ça ne va pas, Mlle doit appeler elle-même pour faire son paiement ! »

« Oui mais à part le fait que j’ai une voix d’homme, comment vous allez savoir que c’est bien elle? Je pourrais demander à ma voisine … »

« Oui, mais non monsieur, vous devez appeler chacun votre tour ! »

Bref, tentative le jour suivant, tous les deux présents au téléphone. Il prend d’abord la carte d’Ingrid, tout se passe sans problème (soit dit en passant, j’avais raison la veille: j’aurais pu demander à ma voisine, car absolument rien n’aurait pu prouver que c’était elle qui appelait, si ce n’est la féminité de sa voix; allez comprendre …), puis vient mon tour de donner ma carte:

« Monsieur, ça ne fonctionne pas! Vous êtes sûr de l’adresse? C’est important, il faut que ça soit l’adresse précise ! Téléphonez à l’issuer de la carte pour vérifier et rappelez-nous. »

Je m’exécute, en commençant à stresser un peu (après tout, elle a déjà reçu ses billets et moi je n’ai toujours rien …). Et là, le gars me dit « ha oui monsieur, c’est enregistré au numéro 1, pas 1k … » (et ce, malgré la lecture électronique de ma carte d’identité qui indique bien 1k; je ne sais pas pourquoi, je savais que ce K finirait par me poser des problèmes un jour). Deuxième appel à British Airways, deuxième tentative, sauf que c’est fin de journée, et donc elle m’indique qu’elle ne peut pas vérifier maintenant, et que je recevrais la confirmation dans la journée le lendemain, et qu’en cas de problème, elle m’appellera.

Le lendemain, je reçois un mail qui m’indique qu’il y a eu un problème (tiens, elle ne devait pas m’appeler?). J’appelle donc à nouveau, pour voir ce que je peux faire, et là on me dit que vu que c’est une carte prepaid, je dois passer obligatoirement à l’aéroport, et qu’il n’y aura pas de soucis sur place. Mouais … vu que je commence à sentir le truc foireux, je demande les moyens de paiement alternatifs, sur quoi ils me répondent « carte de crédit ou cash ». Méfiant, je décide de téléphoner à ma banque pour débloquer le retrait en espèce d’un grand montant, histoire d’avoir un plan B si la carte ne passe pas à l’aéroport.

Achat des billets: troisième tentative

6h30, en mode chouette (c’était l’anniversaire d’un ami la veille, la nuit fût courte), j’arrive à l’arrêt de bus, convaincu que cette fois, j’aurais mes billets. Premier bus jusque Bruxelles Schuman, d’où je dois prendre le bus direction aéroport. Bien dans les temps, l’affichage indique qu’un bus arrive dans 5 min. Nickel. 5 minutes plus tard, le bus disparaît de l’affichage. Complètement. Et oui, il est tombé en panne sur le rond-point … Le bus suivant arrive 30 minutes plus tard (peu de fréquence à cette heure si matinale), surchargé avec les passagers du bus en panne + ceux du bus suivant. J’apprécie mes 4h de sommeil … Installé dans le bus suivant, j’arrive enfin à l’aéroport. Direction le guichet de British Airways, avec mon numéro de réservation, je sors la carte, et devinez quoi? Carte refusée 🙂

« Je ne comprends pas monsieur, ça marche toujours … »
« Boh, vous savez, ça ne m’étonne pas trop. Je vais aller chercher le cash, j’ai fait débloquer la limite exprès. Par contre, ma banque n’a pas de guichet dans l’aéroport, donc je dois d’abord me rendre en ville, donc ça va me prendre un peu de temps … je reviens. »

Direction terminal des bus, je vois que mon bus direction Zaventem centre arrive dans 3 minutes. Nickel. Sauf que … le bus disparaît de l’affichage, comme celui du matin. Bin oui, il est aussi tombé en panne, arrivé au carrefour. Tant pis pour le bus, je décide de prendre un taxi direction le selfbank. J’allais tout de même faire le retour en taxi ,c’est pas bien grave. Je donne la direction du selfbank au taxi, et arrivé sur place … l’agence indiquée sur le site est fermée pour cause de travaux. Ils ont quand-même eu l’amabilité d’indiquer l’agence alternative, ouf … Quelques instants plus tard, me voilà donc avec 4 000 euros en cash sur moi. 80 liasses de 50, mon portefeuille est atomisé, je voulais faire des photos, mais j’avais un peu les boules d’exposer autant d’argent 🙂 De retour chez British Airways, je paye mon billet. ENFIN, J’AI MES BILLETS !

Plus qu’à aller travailler, avec les billets en poche. Le premier train vers Bruxelles est annulé (raison inconnue … vive les chemins de fer belges), mais je ne suis plus à 20 minutes près … et on a nos billets ! L’aventure peut commencer !

Conclusion

  • Prenez votre temps: un tel voyage ne s’improvise pas à la dernière minute. Lisez un maximum de blogs, parlez à un maximum de personnes, rencontrez des gens via couchsurfing, … car le meilleur qu’un pays a offrir ne figure bien souvent pas dans un guide.
  • Respectez les saisons, et ne soyez pas trop gourmands en pays. Il arrive toujours un moment où vous serez face à des choix cornéliens … mais il faut également en garder pour les prochains voyages 🙂
  • Oubliez les cartes de crédit prépayées: malgré ce que l’on en dit, ça coûte pas mal de frais pour au final être inutilisable (ou j’ai juste eu pas de chance, ça arrive aussi). Ça fonctionne sûrement très bien pour les petites commandes sur Amazon et autres, mais pour ça, une visa normale suffit … bref, débrouillez-vous pour augmenter votre limite, trouver un copain qui peut le faire, ou payer en cash.
  • Ne prenez jamais pour acquis une information reçue par le biais du téléphone: à moins que l’interlocuteur ne donne son nom & prénom, il est enclin à vous dire n’importe quoi, vu qu’il ne vous reverra jamais.
  • Soyez patient avec les outils de planification, ils sont truffés de bugs. Et sauvegardez régulièrement, il arrive qu’il perde les pédales et qu’un reload complet soit nécessaire.
  • Si vous envisagez l’Amérique latine, OneTeam est fait pour vous; pour l’hémisphère nord, le plus intéressant est Star Alliance.
  • Ne désespérez pas s’il, tout comme nous, vous faut 1 mois pour acheter vos billets 🙂

 

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