Nos aventures néo-zélandaises commencent par la visite de l’île du nord, avec tout d’abord la région d’Auckland et les vignobles de Waiheke Island. C’est aussi l’occasion de fêter une occasion toute particulière: les 30 ans d’Ingrid, loin de ses amis et de notre plat pays ! Petit résumé de ce qu’il s’est passé.

Auckland et sa région

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Auckland, en plus de la ville éponyme, est une des 16 régions de la Nouvelle-Zélande. C’est la région la plus peuplée, avec 1,5 millions d’habitants (soit 1/3 de la population), majoritairement regroupée dans la ville d’Auckland. Cette dernière est la seule ville au monde construite sur un champ volcanique actif. La météo y est de type océanique, et la pluie y est fréquente.

Waiheke Island

Après une nuit relativement paisible pour une nuit en dortoir, nous prenons la direction du port où nous attend le ferry pour l’île de Waiheke. Nous arrivons une heure plus tôt que prévu, ce qui ne pose pas de problème car nous pouvons embarquer dans le ferry précédent. Nous montons à bord, et nous installons quelques instants dehors, pour profiter de la vue de la baie d’Auckland. La météo n’est pas au rendez-vous, mais d’après les informations que nous avons glanées, il s’agit du temps habituel à Auckland.

Après une petite heure de traversée, bien plus mouvementée qu’avec le ferry de Kangaroo Island, nous débarquons sur l’île, et partons nous balader une petite heure en attendant que notre tour commence. Nous grimpons sur la colline qui offre une vue sur la baie où nous sommes arrivés, prenons quelques photos, et repartons au point de départ. C’est assez joli, et avec plus de temps, nous aurions fait la randonnée complète qui doit être bien sympa. Le ferry que nous devions prendre arrive, et nous montons tous dans le bus, prêt à visiter les vignobles de l’île.

 

Les vins de Nouvelle-Zélande

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La quasi-intégralité de la Nouvelle-Zélande produit du vin. En effet, le pays dispose d’un climat propice à la viniculture, contrairement aux pays visités précédemment: la pluie y est relativement abondante, mais également le soleil. Le nord produit plutôt du vin rouge, tandis que le sud produit majoritairement du blanc.

Les vins les plus réputés sont les vins de Marlborough. Ils sont tellement populaires que la majorité des autres régions essaient sans relâche de produire des vins identiques. Si vous n’aviez jamais entendu ces noms auparavant, rassurez-vous, c’est normal: la Nouvelle-Zélande ne produit qu’1% de la production mondiale de vin. L’île que nous allons visiter ne produit qu’1% de la production néo-zélandaise, autant vous dire que c’est pas demain la veille que vous trouverez une bouteille au carrefour !

Stony Ridge

Après un court trajet, agrémenté par les histoires du guide/chauffeur, nous arrivons à notre premier domaine de la journée, Stony Ridge. Une fois sortis du bus, nous sommes accueillis par un verre de sauvignon blanc, et partons nous balader dans les vignes avec le guide de l’endroit qui nous explique l’histoire et l’activité de Stony Ridge. Premier constat, le vin est plutôt bien fichu, même si trop classique dans la constitution.

Le guide, un français, nous explique que Stony Ridge a été créé par … des français 🙂 il y a quelques dizaines d’années. La météo de l’île est particulièrement propice au développement des vins rouges, car autant la pluie que le soleil sont en quantités parfaitement balancées pour la culture du rouge. Il enchaîne ensuite en nous expliquant fièrement que Stony Ridge est le seul à utiliser des bouchons en liège pour ses bouteilles, car ils pensent faire du vin avec un potentiel de garde suffisant que pour justifier l’investissement (1.50 $NZ par bouchon). Après toutes ces explications, il nous sert alors le flagship du domaine, le Larose (en référence à la rose qu’ils plantent toujours devant les vignes).

Pop-quizz: pourquoi planter un rosier devant une vigne?

Réponse: car le rosier, plus sensible, sera affecté avant la vigne par l’oïdium, une maladie destructrice de la vigne, ce qui permet au viticulteur d’être prévenu que ses vignes vont être attaquées et de prendre des mesures préventives. Avec les progrès modernes, elle n’est plus guère utilisée que pour son côté symbolique !

Retour au sujet: le Larose est effectivement très bon. Bien que celui que l’on goûte est encore jeune (2014), on sent son potentiel de garde, et il deviendra (probablement, le vin n’est pas une science exacte) un excellent cru. Par contre, une nouvelle fois, le prix rebutera plus d’un européen: 150 $NZ pour le cru 2014 ! Pour les emplettes, on repassera …

Rangihoua

Notre tour se poursuit avec la visite d’une oliveraie, Rangihoua, qui produit plusieurs variétés d’huile d’olive dont certaines remportent chaque année une médaille en Italie et en Espagne. Après une petite visite et quelques explications instructives sur le processus de fabrication, nous passons à la dégustation.

Nous goûtons 3 variétés d’huile: une version légère en fruit, une version équilibrée et une version « verte », au goût fort prononcé. La première se défend, mais manque de punch, la deuxième est excellente, et la troisième est assez – comment dire – pas terrible … La vendeuse nous explique alors que la deuxième est l’huile qui remporte une médaille en Italie, et la troisième en Espagne. Aucun doute: les italiens produisent une excellente huile d’olive, alors que les espagnols, c’est un peu le fond du panier …

Wild

Notre troisième visite nous amène jusque chez Wild, petit producteur de vin qui produit également de la bière. Nous sommes accueillis par un verre de leur rosé signature, qui se vend comme des petits pains. Quelle horreur ! C’est proprement infect … Dans le groupe qui nous accompagne, les réactions sont diverses: certains me rejoignent, tandis que d’autres vont jusqu’à utiliser le mot sublime. Je vous laisse deviner: les américains. Bon, on va peut-être éviter le vino-tourisme aux USA, hein …

La visite se poursuit avec la dégustation des bières. Mais oui, voilà l’explication: Wild n’est pas un viticulteur, c’est un brasseur ! Les bières sont vraiment agréables, si ce n’est la stout, juste bonne à ravir les palais peu subtils des buveurs de pintes anglais (no offense, les mecs). Pas mal du tout pour des kiwis !

Mudbrick

Notre dernière visite a lieu dans LE domaine qui fait la fierté de l’île, Mudbrick. Effectivement, le domaine est proprement magnifique, au point qu’ils accueillent ici de nombreux mariages.

Après nous avoir servi un verre de sauvignon blanc pétillant (tiens, ça fait la deuxième fois avec l’Australie …  prendre un bon vin et le transformer en kidibull, ils ont de drôles d’idées de ce côté de l’hémisphère. Idée marketing: appelez-le kiwibull, ça fait plus chic), la guide nous conduit au sommet des collines, au milieu des vignobles, où nous dégustons leur vin rouge, un merlot, pas terrible non plus.

Nous terminons la visite à l’intérieur, où nous avons l’occasion de goûter le porte-étendard du domaine, un shiraz. Déception, une nouvelle fois … et je ne vous parle même pas des prix, tout simplement hallucinants. Faudrait songer à aller demander conseil aux français de Stony Ridge, parce que là bonjour la soupe. Confirmation de l’hypothèse sur les palais américains: après avoir boudé le premier domaine, ils font tous leurs emplettes à la boutique de Mudbrick. C’est dans ce genre de cas que notre pays me manque … * petite larme *

 

En conclusion, l’huile d’olive est vraiment bonne, par contre, peu convaincu du vin, si ce n’est Stony Ridge, qui sait véritablement faire du vin. Le pinot servi avec le lunch, dont j’ai oublié de parler plus haut, était tout simplement excellent également. Par contre, les prix restent prohibitifs, comme en Australie !

30 ans, ça se fête !

Le lendemain, nous quittons l’hostel pour nous rendre à l’hôtel que j’ai réservé pour l’anniversaire d’Ingrid. Nous déposons nos sacs à la réception, car nous sommes trop tôt pour le checkin, et partons manger aux environs du fish market d’Auckland.

Le marché n’est pas bien grand, ni intéressant, si ce n’est pour les petits restaurants satellites. Après quelques recherches, nous décidons de nous poser pour manger notre tout premier fish and chips officiel (oui, on a tous mangé des fish-sticks avec des frites et de la sauce tartare, mais pas forcément le plat « officiel » 🙂 ).

Nous nous posons au 16 Tun, petite brasserie sympathique, qui offre une version fancy (chic) du fish and chips, où la chapelure est agrémentée de bière locale. J’en profite pour prendre un petit assortiment dégustation de bières locales, toutes très bonnes.  Le fish and chips est quant à lui très bon, le poisson, frais du jour, est très fin, et les frites nous rappellent la Belgique. Un très bon choix, donc.

Hôtel DeBrett

Nous retournons à l’hôtel, et entrons dans la chambre, où nous attend une bouteille de champagne (enfin, mousseux, appellation contrôlée oblige) de Marlborough. Ingrid ne s’y attendait pas, et est ravie de l’attention 🙂 L’hôtel est magnifique, la chambre au top, et le lit est, pour la première fois depuis des siècles, confortable …

Une bouteille et une douche (luxieuse, ça faisait longtemps !) plus tard, nous partons en direction du restaurant que j’ai réservé pour l’occasion, le Kazuya.

Kazuya

Comme le nom laisse l’entendre, le restaurant est un restaurant japonais, réputé dans la ville. Nous nous faisons plaisir avec le menu dégustation, composé de 10 services surprise. Pour ma part, je prends une fois de plus l’accord vin, un peu craintif suite à mes expériences passées avec le vin chez les asiatiques … Le sommelier, avec qui j’avais échangé plusieurs emails, me propose de parcourir la Nouvelle-Zélande. Parfait, je vous pouvoir me faire une idée plus précise !

L’expérience culinaire qui suit est tout simplement magnifique. La première partie des services est essentiellement faite à partir de poissons et crustacés, cuisinés parfaitement, comme les japonais savent si bien le faire. La technique est irréprochable, et chaque plat est un véritable régal.

La deuxième partie, les viandes, est juste sublime. Nous avons opté pour l’upgrade Waguy, le boeuf de Kobe, ici véritablement originaire de Kobe (si vous ne le savez pas, le Waguy que vous trouvez en Europe est toujours en provenance d’Australie, car les japonais restreignent l’export de leur bœuf !). Que dire … la meilleure viande qu’il m’ait été donné de manger, tout simplement. Le bœuf est persillé, fondant, cuisiné en respect, une viande inoubliable …

Le moment du dessert arrive, et surprise: Ingrid a droit a une superbe assiette anniversaire 🙂 J’avais bien évidemment prévenu le restaurant il y a plusieurs semaines, mais je m’attendais plus à un gâteau classique; il faut avouer qu’ils se sont surpassés. Vraiment génial 🙂

Vous l’aurez compris, le Kazuya est un excellent restaurant. Le service est impeccable, la cuisine parfaite, et les prix sont plus que raisonnables pour un restaurant de cette qualité. Bref, si vous passez par Auckland, n’hésitez pas !

 

Après un petit déjeuner au lit, nous quittons l’hôtel et partons en direction de Matamata, où nous attend le village des hobbits, Hobbiton. Voilà qui conclut nos premiers contacts néo-zélandais, à très bientôt pour la suite de la visite de l’île du nord !

 

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