Un peu las de l’agitation de Marrakech, nous décidons de changer de décor et de visiter les montagnes du Maroc. Après un réveil très matinal (voir article précédent), nous voici donc en route pour Imlil, un petit village situé à 1800m dans les montagnes du Haut Atlas. En avant !

L’huile d’argan

Sur le chemin vers l’Atlas, nous nous arrêtons à une coopérative bio qui fabrique de l’huile d’argan, plus souvent connue pour ses vertus esthétiques que culinaires.

Elle provient d’un arbre, l’arganier, que l’on ne trouve qu’au Maroc. Elle se consomme généralement nature, sur du pain, mais est également utilisée pour assaisonner les salades, couscous, taboulés …

Elle se fabrique toujours de manière artisanale dans les arganeraies. Tout d’abord, les fruits de l’arganier, dès qu’ils sont murs, sont récoltés puis mis à sécher au soleil. Lorsqu’ils sont secs, la pulpe sèche est retirée pour ne garder que la noix, qui est ensuite concassée pour en retirer les amandons.

Cette extraction demande de la précision, c’est pourquoi elle est toujours faite à la main. Les amandons sont ensuite broyées, et il en résulte l’huile, qui est mise à décanter puis filtrée avant d’être mise en bouteille.

Nous avons pu voir chaque étape, et avons pu déguster le produit. C’est très particulier, assez fin, on comprend qu’il ne faut pas la chauffer pour ne pas en perdre le goût.

 

Après quelques achats, nous nous remettons en route.

Imlil, au pied du mont Toubkal

Le village, situé à 60km de Marrakech, est le point principal de départ pour les randonnées au mont Toubkal, la plus haute montagne d’Afrique du Nord (4167m).

Il y a peu d’habitants, et ils vivent principalement en autarcie, même si le tourisme leur permet d’arrondir les fins de mois 🙂

Notre guide intermédiaire nous rejoint, et ils nous emmènent chez lui pour prendre le thé en attendant le guide de montagne. Malgré l’altitude, le soleil cogne, du coup je m’improvise un turban avec mon pull pour ne pas me ramasser un coup de soleil.

 

Plus tard, le guide aura pitié de moi et me prêtera une casquette digne d’un papy du tour de France ; heureusement que le ridicule ne tue pas 🙂

Notre hôte nous indique qu’il y a un repas prévu à la fin de la visite, mais nous lui indiquons que nous ne sommes pas intéressés, car nous avons déjà pris un petit déjeuner très copieux. Il a l’air bien embêté, car tout est déjà en train de cuire pour être près à la fin de la randonnée …

Notre guide de montagne arrive, et nous nous mettons en route pour la randonnée (avec ma casquette de compet’). Comme nous sommes toujours en Mars, les sommets sont toujours enneigés, c’est une excellente période pour visiter. C’est très beau, et on apprécie le calme des hauteurs.

 

Après 2h de marche, nous sommes de retour au village. Le premier guide chez qui nous avons pris le thé nous rejoint alors et nous dit qu’il nous offre le repas chez lui ! Ça ne se refuse pas 🙂 Au programme, un tajine berbère de kefta aux légumes, vraiment succulent. On se régale, et comme tout invité digne de ce nom, bien que nous n’ayons plus faim, nous terminons les plats.

 

Nous reprenons ensuite la route pour Marrakech, bien fatigués, et rentrons au Riad, où notre dernier diner nous attend, un tajine d’agneau aux abricots, un pur régal. Cette dernière journée nous aura laissé une superbe impression du Maroc, et pour une prochaine visite, nous savons déjà vers quel coin nous irons 🙂

Conclusion

Si vous êtes fatigués de l’agitation marrakchi, n’hésitez pas à vous rendre dans le Haut Atlas, les paysages sont grandioses, la nourriture vaut le détour, et surtout, les marocains font honneur à leur gentillesse légendaire.

Voilà qui conclut notre brève escapade au Maroc, rendez-vous en Afrique du Sud pour les prochains articles !

 

 

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